Disparition de moutons

Article le Parisien - POLICE DRANCY

Drancy : où sont passés les moutons de la rue Alsace-Lorraine ?


La dernière fois qu’ils ont été vus, ils étaient dix-neuf. Dix-neuf moutons, réunis dans un box attenant à un bar, rue Alsace-Lorraine à Drancy, jeudi dernier, jour de l’Aïd, juste en face d’un foyer pour travailleurs. L’affaire a donné lieu à plusieurs rapports, de la police municipale et nationale, et depuis peu une plainte pour outrage et menaces contre des hommes.
Sans que personne soit en mesure de savoir ce que sont devenus les mammifères.
Premiers à avoir aperçu voir les bêtes, jeudi matin, vers 11 heures, les policiers municipaux. Ils intervenaient pour un stationnement gênant. Par une porte ouverte, ils auraient vu les ovins et des hommes munis de couteaux de cuisine, laissant peu de place au doute sur leurs desseins.

La porte aurait ensuite été refermée par le propriétaire. Le contact avec les agents municipaux n’a pas été des plus courtois, à constater la plainte pour insultes et menaces de mort déposée depuis contre deux hommes par les agents municipaux.

Jeudi, en tout cas, les policiers municipaux ont passé le relais à la police nationale, avertissant le commissariat de leurs soupçons d’abattoir sauvage. Des policiers étaient sur place jusqu’en milieu d’après-midi. De la viande au foyer voisin a été détruite. Mais pour l’heure pas de poursuite pour détention illégale d’ovins. « L’homme en question a produit une autorisation de transport émanant de la direction départementale de la protection des populations (DDPP, ex-services vétérinaires, NDLR) des Ardennes » atteste une source de la police nationale.

Les services vétérinaires du 93 n’ont en tout cas pas trouvé trace de vie du moindre ovin sur place. « Il n’y a pas eu de constat d’animaux vivants donc pas d’opération de retrait d’animaux vivants », explique Karine Guillaume, à la DDPP 93.

Le détenteur supposé des ovins n’a pu être contacté. Il devrait être prochainement interrogé par la police sur les menaces rapportées par les agents municipaux. Le maire et député Jean-Christophe Lagarde (UDI) y voit quant à lui une nouvelle expression « d’un trafic régulier mettant en danger les habitants du foyer ». « Il n’y a pas de service restauration contrairement à ce qui avait été prévu lorsque le projet [de rénovation du foyer, NDLR] a été validé avec Adoma », déplore-t-il.